[i]AP | 30.11.2007 | 17:34
Dans la seconde encyclique de son pontificat, publiée vendredi et consacrée à l'espérance chrétienne, le pape Benoît XVI critique vigoureusement l'athéisme, qui a selon lui conduit à certaines des "plus grandes cruautés et plus grandes violations de la justice" dans le monde.
Dans "Spe Salvi" (sauvés par l'espérance), Benoît XVI porte également un regard critique sur le christianisme moderne, soulignant que la place centrale donnée au salut individuel ignore le message de Jésus selon lequel la véritable espérance chrétienne implique le salut de tous.
Le texte de 76 pages constitue une exploration théologique approfondie de l'espérance chrétienne. "Nous devons tout faire pour surmonter la souffrance, mais l'éliminer complètement du monde n'est pas dans nos possibilités", y affirme le pape. "Dieu seul pourrait le réaliser."
L'encyclique souligne que la compréhension chrétienne de l'espérance a changé à l'époque moderne, lorsque l'homme a cherché à soulager les souffrances et les injustices autour de lui. Elle cite deux épisodes historiques, la Révolution française et la révolution prolétarienne initiée par Karl Marx.
Avec ce texte, Benoît XVI critique fermement Marx et l'athéisme des XIXe et XXe siècles engendré par sa révolution, tout en reconnaissant que cet athéisme répondait à de profondes injustices. "Un monde dans lequel existe une telle quantité d'injustice, de souffrance des innocents et de cynisme du pouvoir ne peut être l'oeuvre d'un Dieu bon", écrit-il.
Mais, souligne-t-il, l'idée que l'homme peut faire ce que Dieu ne peut faire en créant un nouveau salut sur Terre est "présomptueux et fondamentalement faux". "Que d'une telle prétention s'ensuivent les plus grandes cruautés et les plus grandes violations de la justice n'est pas un hasard", poursuit-il. "Un monde qui doit se créer de lui-même sa justice est un monde sans espérance."
Le pape porte également un regard critique sur le christianisme moderne, qui "face aux succès de la science et de la structuration progressive du monde" ne s'est "en grande partie concentré que sur l'individu et sur son salut". "Par là, il a restreint l'horizon de son espérance et n'a même pas reconnu suffisamment la grandeur de sa tâche."
Le concept chrétien d'espérance et de salut n'a pas toujours été aussi centré sur l'individu: il était considéré comme "communautaire" au début de l'ère chrétienne, note Benoît XVI. Le pape illustre cette idée en évoquant les moines du Moyen-Age qui se consacraient à la prière pour leur propre salut et celui des autres.
"Comment l'idée que le message de Jésus est strictement individualiste et qu'il s'adresse seulement à l'individu a-t-elle pu se développer? Comment est-on arrivé (...) à considérer que le programme du christianisme est la recherche égoïste du salut qui se refuse au service des autres ?", demande-t-il.
Tout en cherchant à donner des réponses, il explique que les croyants peuvent apprendre et pratiquer la véritable espérance chrétienne à travers la prière, la souffrance, l'action, et dans le fait de considérer le Jugement dernier comme un symbole d'espoir.
"Spe Salvi", que Benoît XVI a en grande partie écrite pendant ses vacances d'été, est sa seconde encyclique. La première, "Deus Caritas Est" (Dieu est amour), avait été publiée l'an dernier.
Avec ces encycliques, qui sont les documents les plus importants qu'un pape peut écrire, Benoît XVI a exploré deux des trois vertus théologiques chrétiennes, que sont la foi, l'espérance et l'amour. "Nous nous demandons tous s'il y aura une troisième encyclique sur la foi", confie le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican. "Ce n'est pas exclu, mais ce n'est pas prévu." AP[/i]
***
Une telle déclaration ignominieuse et réactionnaire du pape ne peut pas rester sans commentaire. Reprenons point par point :
"Dans la seconde encyclique de son pontificat, publiée vendredi et consacrée à l'espérance chrétienne, le pape Benoît XVI critique vigoureusement l'athéisme, qui a selon lui conduit à certaines des "plus grandes cruautés et plus grandes violations de la justice" dans le monde."
Les croisades, l'inquisition, les attentats du 11/09/2001 ne sont pas des crimes athées, mais commis par des croyants, et
au nom de la croyance. Mais peut-être le pape faisait-il allusion aux crimes staliniens ? Dans ce cas, il fallait être plus clair. D'autres parts s'il est vrai que les régimes de l'Europe de l'est étaient athées, les crimes commis ne l'ont pas été au nom de l'athéisme, mais à celui du communisme qui est lui aussi une sorte de religion (je n'ai pas le temps de développer, mais interrogez d'anciens communistes). De plus, tous les athées sensés n'ont aucune solidarité avec des criminels, qu'ils soient eux aussi athées ou non. Pas plus qu'un gaucher n'en a pour un criminel gaucher. Dois-je rappeler au pape que les prisons sont pleines de croyants ?
"Le texte de 76 pages constitue une exploration théologique approfondie de l'espérance chrétienne. "Nous devons tout faire pour surmonter la souffrance, mais l'éliminer complètement du monde n'est pas dans nos possibilités", y affirme le pape. "Dieu seul pourrait le réaliser.""
Et comme l'existence de Dieu n'est pas prouvée, il ne reste plus aux croyants qu'a accepter leur sort en attendant que le grand barbu se décide enfin à s'occuper d'eux. Chrétiens, soyez résignés, votre patron prend soin de vous (enfin, s'il le veut bien. Pour accélerer votre demande, vous pouvez toujour prier, mais je doute que ce soit efficace).
"L'encyclique souligne que la compréhension chrétienne de l'espérance a changé à l'époque moderne, lorsque l'homme a cherché à soulager les souffrances et les injustices autour de lui. Elle cite deux épisodes historiques, la Révolution française et la révolution prolétarienne initiée par Karl Marx."
On retrouve bien là le penchant réactionnaire de l'église catholique : A bas le marxisme et à bas la Révolution Française. C'est le même pape qui a récemment béni les anciens franquistes en Espagne. L'église catholique penche toujours vers la droite la plus extrême et en 2000 ans d'histoire n'a jamais varié. Rappelons qu'elle ne fait que strictement défendre ses propres intérêts : en 1936, elle était complice de Franco, en 1789 des monarques absolutistes, et en 1917 du tsar de Russie.
"Avec ce texte, Benoît XVI critique fermement Marx et l'athéisme des XIXe et XXe siècles engendré par sa révolution, tout en reconnaissant que cet athéisme répondait à de profondes injustices. "Un monde dans lequel existe une telle quantité d'injustice, de souffrance des innocents et de cynisme du pouvoir ne peut être l'oeuvre d'un Dieu bon", écrit-il."
Si ce n'est l'oeuvre d'un Dieu bon, alors c'est l'oeuvre d'un Dieu mauvais.
"Mais, souligne-t-il, l'idée que l'homme peut faire ce que Dieu ne peut faire en créant un nouveau salut sur Terre est "présomptueux et fondamentalement faux". "Que d'une telle prétention s'ensuivent les plus grandes cruautés et les plus grandes violations de la justice n'est pas un hasard", poursuit-il. "Un monde qui doit se créer de lui-même sa justice est un monde sans espérance.""
Tiens ! Le pape qui dit que Dieu ne peut pas tout ! Attention Benoit, tu es à la limite du blasphème ! La morale de ce passage, c'est aussi que l'homme n'a pas le droit de combler lui-même les injustices de ce monde, il doit s'en remettre à Dieu (mais Dieu ne peut pas tout, voir plus haut). Il doit donc accepter son sort et s'en remettre à la fatalité. Un homme résigné, docile, soumis au catholicisme. Un homme qui jamais ne remet rien en question, qui avale tout sans discuter. Un homme qui ne pense pas, qui fait confiance à son autorité supérieure pour prendre en main son propre destin. Un rêve pour toutes les religions ! Un monde sans culture, sans éducation, c'est idéal pour regner sur un troupeau de moutons !
"Le concept chrétien d'espérance et de salut n'a pas toujours été aussi centré sur l'individu: il était considéré comme "communautaire" au début de l'ère chrétienne, note Benoît XVI. Le pape illustre cette idée en évoquant les moines du Moyen-Age qui se consacraient à la prière pour leur propre salut et celui des autres."
Je voudrais bien qu'on m'explique par A plus B à quoi sert la prière et quand a-t-elle été jamais efficace ! Donnez des exemples. Apportez des preuves. Bon courage. Ces moines n'étaient que des oisifs payés par les impôts qui au Moyen-Age n'étaient acquittés que par les pauvres. Qu'on me rapporte un seul cas étayé prouvant que les prières de ces moines aient été utiles à la société.
"Tout en cherchant à donner des réponses, il explique que les croyants peuvent apprendre et pratiquer la véritable espérance chrétienne à travers la prière, la souffrance, l'action, et dans le fait de considérer le Jugement dernier comme un symbole d'espoir."
Le catholicisme glorifie la souffrance. Souffrez, c'est le métier qui rentre. Ca fera de vous de bons chrétiens. Et comme par ailleurs plus haut dans le texte, le pape nous invite à surmonter notre propre souffrance, il se contredit lui-même. Le pape dit tout et son contraire. CQFD.
...et en 1917 du tsar de Russie...
Elle est même prête à coucher avec le rivale du Schisme de 1054. ô putain! Elle relativise cette garce! Au diable le pain azyme, soyons claires; la conspiration du mal athéisme nous menace nous tous, chrétiens et bla bla... Pathétique d'hier à aujourd'hui